A Propos


Créée depuis le 15 juillet 1997, Le TOCSIN œuvre à jeter un pont entre les Burkinabè de l’intérieur et les compatriotes de l’extérieur. Il s’agit de sensibiliser les autorités et les Burkinabè sur la nécessité d’une prise en compte de la diaspora dans la définition et la mise en œuvre des politiques de développement. Il s’agit également de sensibiliser les émigrés burkinabè sur la nécessité d’investir afin de préparer les retours volontaires.

Le TOCSIN est née suite à une série de constats :
  • des millions de Burkinabè vivent à l’extérieur et continuent de garder des liens avec le Burkina Faso;
  • l’investissement des Burkinabè de l’extérieur participe pour une grande part au développement du Burkina Faso;
  • les Burkinabè de l’intérieur ont tendance à oublier ceux qui sont partis ;
  • la diaspora Burkinabè n’est pas prise en compte dans la définition des politiques de développement ;
  • les Burkinabè de la diaspora sont souvent victimes de violences et de dénis de droits humains aussi bien dans les pays d’accueil qu’au Burkina Faso ;
  • les fils d’immigrés Burkinabè ont des difficultés d’intégration aussi bien dans les pays d’accueil qu’au Burkina Faso.

Le Tocsin est une association nationale d’intégration, de solidarité, de défense, de promotion des droits humains et de paix. Le choix de la dénomination TOCSIN n’est pas fortuit. En effet, le TOCSIN désigne la sonnerie d’alerte et d’alarme d’une cloche. Lorsque sonne le tocsin, les individus conscients se mobilisent pour se préparer à affronter un danger ou une situation nouvelle. Les membres fondateurs du TOCSIN ont estimé que la forte présence de Burkinabè à l’étranger est à la fois une chance et une source de dangers qui devraient inciter tous les Burkinabè à demeurer vigilants afin de prévenir une éventuelle catastrophe humanitaire (retour massif, rapatriement collectif, massacre de la diaspora, etc.). L’association le TOCSIN se veut être la sentinelle du bien-être et des difficultés des Burkinabè de la diaspora et des migrants en général. Dans son combat pour les droits des Burkinabè de l’extérieur, le TOCSIN se fait fort de défendre les droits des non- Burkinabè résidant au Burkina Faso.

Au plan organisationnel, les instances actuelles du TOCSIN sont de manière dégressive :
  • l’Assemblée Générale,
  • le Conseil d’Administration,
  • Bureau Exécutif Exécutif National,
  • les Représentations Provinciales que sont les Sections

Au-delà de son siège de Ouagadougou, le TOCSIN a des sections dans les Provinces du Houet, de la Comoé et du Yatenga. Le TOCSIN a en perspectives la mise en place de sections dans d’autres Provinces telles que le Boulgou, le Sanmatenga, le Poni, etc. Le TOCSIN compte près de quatre cent (400) membres.

De sa reconnaissance officielle en 1997 à 2017, le Tocsin a par exemple mené des activités dans les domaines suivants :
  • la sensibilisation des migrants sur leurs droits par la réalisation de caravanes d’une trentaine de personnes en moyenne dans les pays de la sous-région. Douze caravanes ont été réalisées depuis l’année 2000 ;
  • les plaidoyers auprès des autorités burkinabè pour la mise en place d’une politique de la migration et le vote des burkinabè de la diaspora ;
  • l’assistance humanitaire par la mobilisation de ressources pour soulager la détresse humaine sur les plans alimentaires, sanitaires, scolaires et vestimentaires, etc.

En tant que structure de défense de droits humains, le TOCSIN fait des plaidoyers en faveur des droits des populations migrantes et pour l’intégration africaine. Aussi, il intervient en cas de catastrophes (expulsion et rapatriement) pour apporter assistance et dénoncer les exactions à l’encontre des politiques xénophobes, et de toutes les formes de discriminations contre les populations étrangères.
Le TOCSIN s’est impliqué dans les événements de Côte d’Ivoire depuis Tabou (fin 1999) et depuis lors poursuit son combat pour la défense des rapatriés.

A travers la presse nationale et internationale, le TOCSIN a protesté et alerté l’opinion sur la situation des étrangers en Côte d’Ivoire. Ceci a valu que l’on mette sur pied l’opération Bayiri qui a permis d’exfiltrer des milliers de Burkinabè de la Côte d’Ivoire. Le TOCSIN a remis des vêtements, des couvertures aux rapatriés des provinces du Kadiogo, Comoé, Yatenga et Houet. Des vivres ont été remis, ainsi qu’une assistance sanitaire à quelques rapatriés.

Le TOCSIN a permis à 697 étudiants victimes de la crise ivoirienne de bénéficier d’une inscription à crédit à l’Université de Ouagadougou durant l’année 2002-2003 et pour l’année académique 2003-2004, 115 étudiants ont bénéficié de la reconduction de l’opération .Il a été remis à 250 étudiants victimes de la crise ivoiriennes des carnets de restauration d’une valeurs de 750.000 francs. Le TOCSIN a fait partie de la délégation officielle du Burkina ayant participé aux accords de Marcoussis relatifs à la crise ivoirienne. Il a également défendu la cause des rapatriés expulsés du site de Nimpouy et son intervention a permis la libération des trois personnes arrêtées à Koudougou.

Enfin le Tocsin a mené diverses activités au profit d’autres rapatriés burkinabè de la Suisse, de la Libye, etc. Les activités en faveur des orphelins et veuves victimes du sida ont également été menées par la distribution de vivres, de couvertures et d’effets d’habillements.
Chaque année, en collaboration avec son partenaire Lutherian World Relief (LWR), le TOCSIN soutient en dons de matériels humanitaires, les migrants de retour en situation de vulnérabilité.
Le TOCSIN mène des actions de sensibilisation dans le cadre de la prévention du SIDA et de soutien aux personnes infectées ou affectées par le SIDA.
Le TOCSIN interpelle régulièrement les autorités gouvernementales, à l’exemple de celles du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée, et aussi la C.E.D.E.A.O. sur des cas de violation des droits des migrants, des droits de la diaspora. Le TOCSIN a élaboré et pourrait conduire à travers ses membres spécialistes des questions de migration, une étude, sur des bases quantitatives et qualitatives, de la question des migrations au départ et en transit vers le Niger et les côtes libyennes.

LE TOCSIN
Récépissé n°97-173/MATD/SG/DLPAJ du 15 juillet 1997

Association reconnue d’utilité publique
Chevalier de l’ordre du mérite burkinabè
Personnalité francophone en 2004


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Mission


Le TOCSIN est né suite à une série de constats :
  • des millions de Burkinabè vivent à l’extérieur et continuent de garder des liens avec le Burkina Faso;
  • l’investissement des Burkinabè de l’extérieur participe d’une manière non négligeable au développement du Burkina Faso;
  • les Burkinabè de l’intérieur ont tendance à oublier ceux qui vivent hors des frontières nationales ;
  • la diaspora burkinabè n’est pas suffisamment prise en compte dans la définition des politiques de développement ;
  • les Burkinabè de la diaspora sont souvent victimes de violences et de dénis des droits humains aussi bien dans les pays d’accueil qu’au Burkina Faso;
  • les fils d’émigrés Burkinabè ont des difficultés d’intégration aussi bien dans les pays d’accueil qu’au Burkina.

Face à de tels constats, des Burkinabè (pour la plupart issues de la migration), tout en prenant conscience de la force que représente la diaspora Burkinabè, et mesurant le risque d’une cassure entre les Burkinabè de l’intérieur et ceux de la diaspora, après plusieurs années de réflexion et de tentatives plus ou moins réussies, se sont réunis le 15 mars 1997 pour porter sur les fonts baptismaux Le TOCSIN dont le préambule est ainsi libellé dans ses statuts : ‘’Nous filles et fils Burkinabè de l’extérieur ayant rejoint la mère patrie, en symbiose avec les Burkinabè de l’intérieur réunis en Assemblée Générale, décidons de la création d’une association nationale d’intégration, de solidarité, de défense, de promotion des droits humains et de paix dénommée «Le TOCSIN».

Les missions du TOCSIN sont :
  • d’amener l’Etat à prendre en compte sa diaspora dans ses politiques de développement économique et social,
  • d’inciter les Burkinabè de l’extérieur à s’impliquer activement dans le développement socio-économique et politique du Burkina Faso.