Avant-hier, nous avons dénoncé les propos tenus en 2011 par un Ambassadeur du Burkina Faso en Côte d’Ivoire tenant des « diaspos » responsables des grèves et de la mutinerie, puis ceux d’un artiste qui traitait bassement ses compatriotes vivant en Côte d’Ivoire. Hier, nous avons dénoncé les propos d’une association de la diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire qui, au début de l’affaire des écoutes téléphoniques, avait pris le parti du Président d’alors de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume SORO, en s’attaquant au Premier Ministre burkinabè de l’époque, Yacouba Isaac ZIDA et au Burkina Faso. Plus tard, nous avons réagi vigoureusement contre les propos d’un journaliste burkinabè stigmatisant les « diaspos », descendants de migrants, rentrés de Côte d’Ivoire, taxés d’usurpateurs de diplômes. Aujourd’hui, ce sont les propos d’un Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire, opérateur économique et leader d’opinion dont les activités unissent les deux peuples, qui défraient la chronique sur les réseaux sociaux, en particulier sur FACEBOOK et sur WhatsApp. Le TOCSIN se désole de la persistance, fut-elle d’ampleur réduite, de l’autoflagellation des Burkinabè.
Le TOCSIN sonne à nouveau pour dénoncer et condamner les propos écœurant d’un Burkinabè de l’extérieur, M. Issiaka SAWADOGO, à l’égard des Burkinabè de l’intérieur. Cet ivoiro-burkinabè a tenu des propos très graves, d’une grossièreté inouïe, à tel point que notre éducation nous empêche de les mentionner, contre les Burkinabè, ceux de Côte d’Ivoire et aussi et surtout, ceux de l’intérieur. Ces propos sont aussi irrespectueux à l’égard des autorités politiques de notre pays. Qu’est-ce-qui peut justifier un tel ressentiment, à l’égard de son pays, de ses ressortissants et de ses autorités du moment ?
Les propos irrévérencieux à l’égard des autorités, quoique irresponsables, peuvent avoir une connotation politicienne liée au jeu politique entre opposants et partisans du pouvoir. Quant aux accusations de sadisme, d’hypocrisie et de bestialité proférées contre le peuple burkinabè, elles sont inqualifiables et inadmissibles.
Ces propos ignobles sont-ils liés à une déception dans le domaine des affaires qu’il fait avec le Burkina Faso depuis la Côte d’Ivoire ? Il évoque lui-même ses soucis avec les contrats dans le transport ferroviaire de voyageurs et dans le cadre du marché à bétail de Bobo Dioulasso.
Est-ce la résultante de mésententes entre lui et les dirigeants politiques du moment ?
Comment se fait-il qu’un Burkinabè puisse tenir des propos si abjects contre son pays d’origine et ses compatriotes, qu’un ennemi déclaré du Burkina Faso aurait même du scrupule à débiter ?
A-t-il des soucis avec ses compatriotes qu’il ne serait pas excusé d’avoir généralisé et de s’en être pris à toute la communauté nationale, y compris lui-même, ses frères et sœurs, ses géniteurs, etc. Nous nous posons légitimement les questions suivantes :
Que lui est-il arrivé ? Etait-il en possession de toutes ses aptitudes psychiques ?
Qu’est-ce-que la justice burkinabè envisage ?
Que prévoient les autorités politiques et consulaires ?
Le TOCSIN s’insurge avec véhémence contre ses propos indicibles d’une bassesse rarement égalée. En tant que leader d’opinion, le TOCSIN l’enjoint à sortir du schéma mental morbide dans lequel il se situe. Qu’il tente au moins de réparer le tort qu’il a causé à tout le peuple.
Le TOCSIN, fidèle à son credo, rappelle que les Burkinabè de la diaspora ne doivent jamais se départir du sentiment d’appartenance à la nation burkinabè, qu’ils sont appelés à contribuer activement au développement socio-économique de leur patrie, de même qu’à la vie politique. Ils sont invités à cultiver les valeurs de civisme, d’intégrité, de cohésion sociale et de solidarité. Ils doivent toujours propager une bonne image de leur pays car comme le dit la sagesse populaire : « On ne lapide pas sa patrie avec une pierre, mais plutôt avec une motte de terre ».
Puissent les Burkinabè de l’intérieur et ceux de l’extérieur ne jamais perdre de vue leurs droits et devoirs.
Vive l’harmonie entre les Burkinabè de l’intérieur et ceux de l’extérieur.
Vive la nation burkinabè en construction.
TOCSIN : Tous pour le Combat de la Solidarité et de l’Intégration.

Association reconnue d’utilité publique
Chevalier de l’ordre du mérite burkinabè
Personnalité francophone en 2004